L’Étonnement
18 septembre 2010L’Étonnement – Les mots du social… du côté de la question.
Article réalisé par Jocelyne Soulié à la suite de notre atelier d’analyse des pratiques
Chers collègues,
LES MOTS DU SOCIAL… DU COTE DE LA QUESTION A propos de l’étonnement..Lorsque vous lirez ces lignes je serai sur les pistes quelque part en Savoie, ravie d’être en vacances, désolée de ne pas être parmi vous aujourd’hui. J’ai tenté ci-après d’écrire quelques lignes sur l’étonnement et vous remercie par avance de votre attention.

Si l’on considère L’ETONNEMENT au sens étymologique, ce terme vient du latin etonare : ébranler comme un coup de tonnerre. La forme latine attonare signifiant frapper de la foudre. C’est dire si l’étonnement peut prendre une tournure violente et tragique.
Plusieurs sens définissent le mot étonnement. Le premier – qui m’a étonné par ignorance – est un terme de vétérinaire. Il se dit d’un cheval qui se heurte violemment à quelque obstacle. Etonner est également un terme de métier. Faire fendiller en le chaussant, le sable destiné à la fabrication du cristal. Etonner un diamant, c’est y faire une fêlure. Il se dit aussi d’un drap que l’on tire trop.
Le sens attribué généralement au vocable étonnement est un sens figuré. Il s’agit de causer un ébranlement moral. «Ma faiblesse n’a point étonné mon ambition» écrivait Pascal. L’étonnement devient commotion, sensation morale causée par quelque chose d’extraordinaire, de singulier, d’inattendu. L’étonnement étourdit.


