Archive pour la catégorie ‘Récits d’interventions’

L’Étonnement

18 septembre 2010

L’Étonnement – Les mots du social… du côté de la question.

Article réalisé par Jocelyne Soulié à la suite de notre atelier d’analyse des pratiques


Chers collègues,

LES MOTS DU SOCIAL… DU COTE DE LA QUESTION A propos de l’étonnement..Lorsque vous lirez ces lignes je serai sur les pistes quelque part en Savoie, ravie d’être en vacances, désolée de ne pas être parmi vous aujourd’hui. J’ai tenté ci-après d’écrire quelques lignes sur l’étonnement et vous remercie par avance de votre attention.


Si l’on considère L’ETONNEMENT au sens étymologique, ce terme vient du latin etonare : ébranler comme un coup de tonnerre. La forme latine attonare signifiant frapper de la foudre. C’est dire si l’étonnement peut prendre une tournure violente et tragique.

Plusieurs sens définissent le mot étonnement. Le premier – qui m’a étonné par ignorance – est un terme de vétérinaire. Il se dit d’un cheval qui se heurte violemment à quelque obstacle. Etonner est également un terme de métier. Faire fendiller en le chaussant, le sable destiné à la fabrication du cristal. Etonner un diamant, c’est y faire une fêlure. Il se dit aussi d’un drap que l’on tire trop.

Le sens attribué généralement au vocable étonnement est un sens figuré. Il s’agit de causer un ébranlement moral. «Ma faiblesse    n’a    point    étonné    mon    ambition»    écrivait    Pascal. L’étonnement devient commotion, sensation morale causée par quelque chose d’extraordinaire, de singulier, d’inattendu. L’étonnement étourdit.

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Les travailleurs sociaux philosophent

17 septembre 2010

 

Article de la rubrique « Enquête » du mensuel Sciences Humaines n°207 (août / septembre 2009) par Catherine Halpern.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Lundi 8 heures, centre professionnel et de pédagogie appliquée de Vitry-sur-Seine. Bernard Benattar, comme chaque mois, anime un atelier de philosophie avec des travailleurs sociaux, qui sont pour la grande majorité des assistantes sociales. Des femmes de tous âges sont assises autour de tables disposées en un grand carré. La plupart sont des habituées qui fréquentent avec assiduité cet atelier mensuel proposé au titre de la formation à ceux qui le souhaitent. Le thème du jour : « De quoi je me mêle ? L’intimité ».

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Prendre des risques

17 septembre 2010

Lettre aux participants, quelques jours plus tard,

Nous avons pris le « risque, » à mon initiative, de nous embarquer à l’improviste, dans une réflexion partagée, sans en passer d’abord par la stimulation d’un savoir constitué.

Ce choix d’un « penser-ensemble » philosophique, attentif aux convictions et expériences de chacun autant qu’aux idées naissantes, cette apparente pauvreté  là, vise à faire place à l’implication personnelle, la (re)connaissance mutuelle, une liberté de pensée et de créativité.

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Une médiation philosophique

17 septembre 2010

 

Un hôtel au bord de l’eau sous le ciel ensoleillé de l’Ile Maurice.

12 hommes et femmes hauts fonctionnaires, maires, magistrats.

 

 

 

Au deuxième jour nous abandonnons le cadre formel de la salle de réunion. Chacun apporte une chaise dans un cercle improvisé sur l’herbe entouré de bougainvilliers la température est clémente. Les visages paraissent détendus. Je propose une réflexion philosophique sous forme de libre échange sans souci de convaincre ou de conclure, la possibilité pour chacun de penser à voix haute, de se laisser questionner, de se rendre curieux des idées et de leurs conséquences pratiques.

Il est question de l’action publique, du bien commun, de gouvernance. Je demande seulement de l’attention, une seule idée développée par intervention, l’illustration du propos par un exemple, une expérience qui donne matière à réflexion. J’invite au doute plutôt qu’au discours, à l’étonnement plutôt qu’à la réplique. Je n’impose pas d’autre règle d’autre cadre ni d’ordre de prise de parole pour que vienne un dialogue en temps réel. Très vite les regards semblent attentifs, le désir d’écouter, de comprendre, d’en savoir plus, aussi grand que celui de parler.
Vient, je ne sais plus comment, la question de la tyrannie, comme pouvoir, comme nécessité, comme solution. Les échanges ralentissent, le ton devient plus grave.

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